Vie et aventures de Martin Chuzzlewit - Tome II

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Auteur: Charles Dickens
Chapitre 1 Rencontre imprévue ; aperçu qui promet.
    L es lois sympathiques qui existent entre les barbes et les oiseaux, et la cause secrète de cette attraction en vertu de laquelle celui qui rase les unes fait souvent commerce des autres, voilà des questions dignes d’exercer le raisonnement subtil des corps savants ; d’autant plus que leur examen pourrait bien n’aboutir à aucune conclusion définitive. Il suffira de savoir que l’artiste capillaire qui avait l’honneur de loger mistress Gamp à son premier étage, cumulait la double profession de barbier et d’oiselier, et que ce n’était pas chez lui le fait d’une fantaisie originale, car il avait en ce genre, dans les rues voisines et dans les faubourgs de la ville, une légion de rivaux.
    Ce digne logeur se nommait en réalité Paul Sweedlepipe. Mais on l’appelait généralement Poll Sweedlepipe ; et généralement aussi on était persuadé, entre amis et voisins, que c’était là son vrai nom de baptême.
    Hors l’escalier et l’appartement particulier du barbier logeur, la maison de Poll Sweedlepipe n’était qu’un vaste nid d’oiseaux. Des coqs de combat habitaient la cuisine ; des faisans arrachaient dans le grenier la splendeur de leur plumage doré ; des poules pattues perchaient dans la cave ; des hiboux étaient en possession de la chambre à coucher ; et des échantillons de tout le menu fretin des oiseaux gazouillaient et babillaient dans la boutique. L’escalier était consacré aux lapins. Là, dans des compartiments faits de pièces et de morceaux avec toute sorte de caisses d’emballage, de boîtes, de débris de comptoirs et de coffres à thé, ces rongeurs pullulaient sans fin, et joignaient leur tribut aux bouffées compliquées qui, sans distinction de personnes, saluaient impartialement à son entrée tout nez qui se hasardait dans l’agréable boutique de barbier tenue par Sweedlepipe.
    Cela n’empêchait pas bien des nez de fréquenter cette maison, principalement le dimanche matin, avant l’heure du service religieux. Les archevêques eux-mêmes se rasent ou ont besoin qu’on les rase le dimanche, et la barbe pousse aussi bien après les douze heures sonnées dans la nuit du samedi, même au menton des plus humbles ouvriers, qui, faute d’avoir le moyen de se donner un valet de chambre à l’année, prennent un frater à la minute, et le payent… fi de cette sale monnaie de cuivre !… en vils sous. Poll Sweedlepipe rasait donc pour ses péchés tout venant à un penny par tête, et coupait les cheveux à tous les chalands moyennant deux pence ; et comme il était célibataire et qu’il travaillait en sus dans la partie des oiseaux, Poll faisait passablement ses affaires.
    C’était un petit homme déjà vieillot ; sa main droite, gluante et froide, ne pouvait perdre son goût de savon à barbe, au contact même des lapins et des oiseaux. Poll avait quelque chose de l’oiseau, non du faucon ou de l’aigle, mais du

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