Troubles de femmes

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Troubles de femmes
En fin de compte, je suis tout à fait incapable de participer aux manières et aux désirs des hommes. Non seulement leurs parties de baise ne me font pas jouir, mais je suis dans l’impossibilité de supporter leurs odeurs, leurs clins d’œil, leurs plaisanteries, leurs soi-disant responsabilités, leurs pets et leurs rots. Je sais aujourd’hui ce qui me les fait détester à ce point : la femme. Oui, je suis totalement féminine, pile et face. Je suis très belle et très consciente de ma magnificence. J’aime les guê-pières et je hais les coupes à la garçonne, les jeans, les pulls larges dont certaines connes s’affublent. Pour cacher quoi ? Pour démontrer quoi ? Tous les hommes me ressentent comme une concurrente. Je suis tellement fascinée par les vraies salopes, si admirative de leurs béances, que les méats un peu intelligents me trouvent suspecte au premier coup d’œil.
    L’histoire se déroule il y a deux ans. Je débarque à Paris. Je n’avais jamais baisé du Blanc. En fait, l’idée me séduisait, une sorte de safari à l’envers où j’aurais plaisir à braquer une queue bien violacée pour en faire un objet de plaisir.
    C’est l’heure du déjeuner. Je suis assise en face de Josette. C’est une belle grande de vingt-huit ans. Elle occupe un poste à l’atelier de confection où je suis employée comme OS. Elle dépose sa tasse, elle dit :
    « Sans exagération, je te jure qu’il en a une énorme comme ça. C’est mon tour cet après-midi. »
    Et elle fait exactement le geste du pêcheur qui se targue d’avoir attrapé un gros poisson.
    « Tu exagères, ma chérie. Si c’était le cas, il t’aurait déjà transpercée, le patron !
    — Ton tour viendra, je te dis, et tu verras bien, ce jour-là. Toutes les filles y sont passées. Un vrai taureau ! T’as jamais fait attention à la sonnette ? Ça sonne deux fois par jour et chacune à notre tour, on va se faire foutre par lui. Il est insatiable !
    — Et sa femme !
    — Elle ? C’est le genre coincé toujours en tailleur et collant. De quoi désexciter tous les glands, parole !
    — Tant mieux pour M. Demis si la nature l’a gâté à ce point.
    — Je m’en serais bien passé, ma chère ! Quand ça sera ton tour, tu m’en diras des nouvelles.
    — Je ne l’intéresse pas ! Après tout, voilà plus de deux mois que je travaille avec lui. Mais il ne m’a jamais fait d’avances.
    — M. Demis est distingué et redoute le scandale. Il observe attentivement sa proie avant de se jeter sur elle ! Un vrai mâle, quoi !
    — Tu aimes quand il te baise ?
    — Non. Mais que veux-tu faire ? C’est la rue si je refuse d’y passer. Je ne veux pas prendre de risque. »
    Je sais que cette petite garce, malgré ses allégations, en prend du plaisir. Elle sait conjuguer à la perfection dévouement et désir. Je regarde attentivement son petit nez légèrement retroussé, extraféminin ; son menton volontaire mais plein de désirs

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