Lire ebooks par: Christian Bernadac

Les Médecins Maudits
Asseyez-vous sur ces chaises. Les cobayes du block 36 de Buchenwald attendaient depuis une heure cet ordre. Exténués, tremblants de peur, ils fixaient ces étranges petites boîtes de bois posées sur une table. Ils ne comprenaient pas. Tous étaient nus et leur maigreur les faisait ressembler à un gro... Puis...
S’il existait une hiérarchie dans la bestialité, Matucher mériterait la palme. Aux côtés du kapo-chef Maryan qui dirigeait la marche des travaux du Baukommando, il était plus particulièrement chargé de contrôler les déportés affectés aux tâches les plus fatigantes. Obéissant « sans interp... Puis...
L'holocauste oublié, le massacre des tsiganes
cher peuple(25) Je n’aime pas à me souvenir De tant de malheur Mon cœur se glace et pleure…   Mais je dois chanter Les méchants désirent la guerre Qu’ils sachent Comme elle est terrible.   Dieu en préserve tous De la grande misère, De la grande épreuve, Des larmes de sang. Combien a souf... Puis...
Des Jours sans Fin
Son nom n’était connu que de quelques spécialistes… pour la réputation de sa bière : la zipfer-bier. — En octobre 1943, huit cents déportés créèrent, dans un champ entouré de barbelés et de miradors, le camp proprement dit. En majorité des Polonais, des Russes, des Français venant du kommando de Wi... Puis...
L'holocauste oublié
  — Deux carabiniers(139) m’ont emmenée dans leur voiture à la gendarmerie de Mortebliano, où j’ai passé deux jours. Pendant la nuit, il y eut un bombardement. Les carabiniers se sauvèrent en laissant la porte de la gendarmerie ouverte. Mon amie me conseilla de fuir. Mais j’avais peur qu’o... Puis...
Les sorciers du ciel
Dans cinquante-six galeries des montagnes du Hartz, jusqu’au dernier jour, dix-huit mille déportés fabriquent les V-1 et les V-2, ouvrent de nouveaux tunnels ateliers, usinent des moteurs d’avion. À Dora, s’il n’obtient pas un poste de maîtrise ou de spécialiste, le déporté « ordinaire »... Puis...
Le camp des femmes
Nous creusions des trous énormes dans la neige dure et glacée, et quand les kapos jugeaient le trou assez grand, nous le rebouchions ! Nous avions froid – très froid. Nous avions faim. Nous avions peur, partout, toujours, de tout : des coups, des tortures, des chiens, des humiliations... Puis...
Les mannequins nus
Quand, vers l’aube, je descendis de mon lit, elles n’y étaient plus. Emportée par ma colère, je trépignai comme Gise. « Zählappel, salopes ! » rugissait celle-ci. « Vous attendez que je vous tire du lit une à une. Je ne vous le recommande pas », et, sauvagement, elle frappe... Puis...
Le train de la mort
13 JUILLETLA FRONTIÈRE DE NOVÉANT Il pleut. 5 heures – wagon Helluy-Aubert-Villiers. Le panneau découpé dans la nuit vient d’être enfoncé. Deux, trois hommes crient ; — Évasion ? — Évasion ! Le convoi stoppe. Mitraillettes braquées sur le buste du docteur Helluy, à demi engagé dans le trou. L’o... Puis...
Kommandos de femmes
Devant ces bâtiments se tenaient des hommes dont l’aspect n’avait rien d’engageant ; ils semblaient tous étrangers. Il y avait des Russes, des Italiens, des espèces de métèques. Les bonnes physionomies françaises que nous escomptions n’étaient pas là. Après l’attente habituelle et le comptage accou... Puis...
Le neuvième cercle
Evasions. — Partir ! — Oui ! S’enfuir pour rentrer chez soi. Cette nuit. — Courir vers les barbelés. — Arracher les barbelés. — Enjamber les barbelés. — Et l’électricité ? — Tais-toi ! Et puis, coudes au corps, avec énergie, se lancer… — À quoi bon ? « On ne s’évade pas d’un camp de concentra... Puis...