Lire ebooks par: Anton Pavlovitch Tchekhov

Trois portes, à droite, à gauche et au milieu. Après-midi. Voïnitski et Sonia sont assis ; Elèna Andréïevna va et vient, perdue dans ses pensées. VOINITSKI. – Le herr professor a émis le désir que nous nous réunissions tous aujourd’hui dans ce salon, vers une heure. (Il regarde la pendu... Puis...
LOPAKHINE. – Enfin le train est arrivé ! Quelle heure est-il ? DOUNIACHA. – Près de deux heures. (Elle éteint la bougie.)Il fait déjà jour. LOPAKHINE. – Combien le train a-t-il de retard ? Au moins deux heures. (Il bâille et s’étire.) Quel imbécile je fais ! J... Puis...
Kozoûline ? qui c’est ?… C’est peut-être, pour vous, une inutilité, un zéro ; mais pour nous, qui ne volons pas sous les cieux, il est grand, tout-puissant, tout sage. Nous tous, qui formons pour ainsi dire son socle, nous nous rendîmes chez lui. J’y allai aussi avec papa. Les crêpes... Puis...
Sur l’un des bancs, à demi couché, Fédia joue paisiblement de l’accordéon. Près de lui est assis Bortsov, en pardessus d’été usé. Par terre, près des bancs sont étendus Savva, Nazarovna et Efimovna. EFIMOVNA, à Nazarovna. – Pousse un peu le vieux, la mère, on dirait qu’il va rendre l’âme&nbsp... Puis...
– Ah ! tiens ! C’est vous ! Et papa qui me dit : va, il y a un marchand qui veut de la marchandise. Bonjour, Ivan Vassilievitch ! LOMOV. – Bonjour, estimée Natalia Stepanovna ! NATALIA STEPANOVNA. – Pardon, j’ai mon tablier et ne suis pas en toilette... Puis...
Comme si sa conscience n’eût pas été pure, il ne pouvait plus regarder sa femme droit dans les yeux ; il ne souriait plus joyeusement en la rencontrant, et pour rester moins longtemps seul avec elle, il amenait souvent dîner avec lui son confrère Korostéliov, petit homme aux cheveux ras et à la... Puis...
Ils voyageaient en automne par des chemins ruraux. L’obscurité était profonde. Une pluie tenace tombait. – Quelle abomination ! grognait le juge. Sans qu’il y ait à parler de civilisation et d’humanité, ce climat est horrible. Un beau pays, il n’y a pas à dire ! Et c’est encore... Puis...
SUR LA GRAND-ROUTE
– Bon, je prends le péché pour moi. Consens-tu ? MÉRIK, il quitte en silence son cafetan et reste en lévite de tiretaine. Il a une hache à la ceinture, passée par derrière. – Il y en a qui ont froid, mais l’ours et le vagabond ont toujours chaud ; je suis en sueur. (Il po... Puis...
Tout le mois de mai, il plut continuellement et il fit froid. Le bruit des roues du moulin et la pluie invitaient à la paresse et au sommeil. Le plancher tremblait ; on sentait l’odeur de la farine ; et cela aussi disposait à dormir. Ma femme, revêtue d’une courte pelisse, avec... Puis...
LES TROIS SŒURS
Une longue allée de sapins qui mène à une rivière. Sur l’autre berge, une forêt. À droite, la terrasse de la maison ; sur la table, une bouteille et des verres ; on vient de boire du champagne. Il est midi. Des passants traversent parfois le jardin, pour aller de la rue à la rivière ; cinq soldats p... Puis...
Mon bon, mon cher M. A.[20], m’écrivait-elle, « mon doux, mon ange », comme vous appelle le vieux peintre, adieu ; je pars avec mon père pour l’Amérique visiter l’exposition. Dans quelques jours, je verrai l’Océan. C’est si loin de Doubètchnia que je n’ose pas y penser ! C’e... Puis...
Trois ans
Il était minuit. Assis à la grande table, dans la salle de lecture, enfouis nez et barbes dans les journaux, les intellectuels, qui ne dansaient pas et n’étaient pas masqués, – ils étaient cinq, – lisaient et somnolaient, ou, selon l’expression du correspondant des journaux des capitales – homme trè... Puis...