Les Louves de Machecoul - Tome I

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Auteur: Alexandre Dumas
sur-le-champ.
    Environné de troupes républicaines, cerné de tous côtés, poursuivi jour et nuit, traqué de buissons en buissons, rampant de fossés en fossés, sachant qu’un peu plus tôt ou un peu plus tard il doit être tué dans quelque rencontre, ou, s’il est pris vivant, fusillé sur place ; sans asile, brûlé de la fièvre, mourant de soif et de faim, n’osant demander, aux fermes qu’il rencontre, ni un peu de pain, ni un peu d’eau, ni un peu de paille, il n’a plus autour de lui que trente-deux hommes dont font partie le marquis de Souday et Jean Oullier, quand, le 25 mars 1796, on lui annonce que quatre colonnes républicaines marchent simultanément contre lui.
    – Bien ! dit-il ; en ce cas, c’est ici qu’il faut se battre jusqu’à la mort et vendre chèrement sa vie.
    C’était à la Prélinière, dans la paroisse de Saint-Sulpice. Mais, avec ses trente-deux hommes, Charette ne se contente pas d’attendre les républicains : il marche au-devant d’eux. A la Guyonnière, il rencontre le général Valentin, à la tête de deux cents grenadiers et chasseurs.
    Charette trouve une bonne position, et s’y retranche.
    Là, pendant trois heures, il soutient les charges et le feu de deux cents républicains.
    Douze de ses hommes tombent autour de lui. L’armée de la chouannerie, qui se composait de vingt-quatre mille hommes lorsque M. le comte d’Artois était à l’île Dieu, est aujourd’hui réduite à vingt hommes.
    Ces vingt hommes tiennent autour de leur général, et pas un ne songe à fuir.
    Pour en finir, le général Valentin prend un fusil, et, à la tête de cent quatre-vingts hommes qui lui restent, charge à la baïonnette.
    Dans cette charge, Charette est blessé d’une balle à la tête et a trois doigts de la main gauche coupés d’un coup de sabre.
    Il va être pris, quand un Alsacien nommé Pfeffer, qui a pour Charette plus que du dévouement – une religion – prend le chapeau empanaché de son général, lui donne le sien, et, s’élançant à gauche, lui crie :
    – Sauvez-vous à droite !… C’est moi qu’ils vont poursuivre.
    Et, en effet, c’est sur lui que s’acharnent les républicains, tandis que Charette s’élance du côté opposé avec ses quinze derniers hommes.
    Charette touchait au bois de la Chabotière, lorsque la colonne du général Travot paraît.
    Une nouvelle, une suprême lutte s’engage, dans laquelle Charette n’a d’autre but que de se faire tuer.
    Perdant son sang par trois blessures, il chancelle et va tomber. Un Vendéen nommé Bossard le charge sur ses épaules et l’emporte vers le bois ; mais, avant d’y arriver, il tombe percé d’une balle.
    Un autre, nommé Laroche-Davo, lui succède, fait cinquante pas et tombe à son tour dans le fossé qui sépare le bois de la plaine.
    Le marquis de Souday prend à son tour Charette entre ses bras, et, tandis que Jean Oullier tue de ses deux coups de fusil les deux soldats républicains qui le

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