Le Général de pierre - Livre I - Le Jardin

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Le Général de pierre - Livre I - Le Jardin
« amertume de la défaite », et commença à ressentir comme de l’amusement. Quand il posa l’enfant dénudé sur la table, il pensa soudain à un poulet ; les poils hérissés renforçaient l’illusion. Il hésita à le brider, mais garda cela pour plus tard. Il commença à pénétrer son hôte, qui gémit. Le Général se retira :
    – Le silence est important, car il symbolise l’impuissance de nos opposants. Plus tu pourras te taire par toi-même, mieux cela vaudra pour nos hommes. Et quand tu ne pourras plus, je te bâillonnerai. N’aie aucune crainte, tu ne failliras pas.
    Une pomme en guise de bâillon ? se demanda-t-il. Il sourit intérieurement. Non, bien sûr. Les pommes, c’était pour les cochons, à la table du roi. L’enfant valait une patate crue, encore entourée d’un peu de terre.
    Le Général finit par jouir une seconde fois, et resta tranquille un long moment. Il se souvenait avec plaisir du regard de l’enfant, comme d’un vol d’oiseaux rabattus par l’orage, impuissant ; et la manière dont il avait palpité autour de lui. Palpité, terrifié, comme s’il avait serré son cœur dans sa main. Comme il s’était débattu, sans pouvoir lui échapper. Comme il avait souffert, comme il avait supplié intérieurement, sans parvenir à s’attirer la moindre pitié. Le Général n’avait plus l’ombre d’un mal de tête, et se sentait empli d’une énergie qui ne demandait qu’à croître encore. Il empoigna l’enfant, le pénétra à nouveau. Petit poulet… oui, vraiment, il n’avait jamais autant apprécié la volaille. Décidément, tout était dans l’apprêt.
    Quand il vit l’aube approcher, il conclut tranquillement une dernière fois, le sourire aux lèvres et les yeux au ciel. Il avait fini par apprivoiser l’attente, et c’était une bonne chose. Il éprouvait un bien-être extrême, libérateur. Il caressa tendrement la joue de l’enfant, qui ne détourna pas la tête, autant qu’il le haït ; la nuit lui avait appris à minimiser les coups reçus, même s’il jouait le rôle du vaincu. Son maître l’avait épargné de bonne grâce, car peu lui importait qu’on traitât un perdant avec clémence ; s’il n’était plus un adversaire, son sort ne le concernait plus. Que les civils s’amusassent avec les impuissants, s’ils trouvaient cela plaisant.
    Il appela son second, et lui confia le jeune soldat :
    – Soigne-le bien. Il m’a été précieux.
    L’enfant parvint à sourire. Que n’accepterait-on pas quand on est reconnu pour cela, songea le Général. Le monde lui paraissait soudain d’un comique extrême.
    Il se lava, et considéra son sexe avec étonnement. Il se serait attendu à une irritation, au moins légère, mais il ne voyait rien. Il avait l’impression étrange d’avoir aimé non avec de la chair, mais avec une verge de pierre, d’un granit rose et presque lisse. Il se rhabilla, et, les poings sur les hanches, regarda son armure. Elle lui semblait

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