Le Général de pierre - Livre I - Le Jardin

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Le Général de pierre - Livre I - Le Jardin
pantalon. Il considéra le ventre étroit, le petit sexe transi, puis le fit pivoter, et contempla, songeur, la raie pâle ponctuée d’un anus étranglé. Il ne comprenait pas les raisons de son intérêt, mais peu lui importait. S’il avait su trouver les causes de son malaise, il s’en serait débarrassé. En l’état, il était preneur de toutes les solutions pour adoucir cette nuit. Il rajusta l’enfant, lui fit signe de le suivre, et le trouva lent. Il le regarda marcher, les lèvres serrées et l’œil hagard, et le laissa trébucher, puis choir, sans l’aider aucunement. Il finit seulement par dire :
    – Si tu ne sais plus marcher, choisis un endroit confortable pour tomber. Cela ne vaudra pas mon lit, mais je ne t’en tiendrai pas… spécialement… rigueur.
    L’enfant le fixa, tremblant, incapable de se relever. Le Général ajouta, avec cette douceur toute paternelle qui apaisait jusqu’aux mourants pleurant en appelant leur mère :
    – Je ne sais pas ce que tu imagines, mais je pense que tu t’effraies pour rien. Je ne t’ai pas choisi par hasard, mais parce que tu me semblais convenir parfaitement. Peut-être me suis-je trompé ?
    L’enfant étouffa la peur qui ne le quittait pas, et raffermit son pas. C’était donc un honneur que son maître lui faisait ? Il l’avait distingué, lui et pas un autre ? C’était bien. C’était… sûrement bien. Ils continuèrent sans plus d’interruptions, jusqu’à la tente du Général. Celui-ci souleva le pan de cuir tissé d’argent qui la fermait, et pria son hôte de le précéder.
    – Veux-tu boire quelque chose ?
    L’enfant avait la gorge nouée. Le Général le regarda, puis, tranquillement :
    – J’ai besoin de toi pour un rite important : je dois conjurer la défaite, afin que notre camp l’emporte, que les morts soient comptés parmi nos adversaires, et que nous revenions victorieux vers notre roi.
    Il vit le jeune soldat se gonfler d’orgueil à chaque mot, et hésita à en inventer quelques autres. Mais le pauvre petit eût risqué d’exploser devant de tels honneurs si brutalement consentis.
    – Comprends-tu l’importance de cela ?
    L’enfant acquiesça avec enthousiasme, et le Général songea qu’il lui paraissait toujours un peu étrange qu’on pût approuver un mensonge, qui n’avait aucune forme d’existence réelle. Mais ce n’était guère plus bizarre que d’imaginer que des hommes allaient donner leur vie pour un bénéfice dont ils ne pourraient forcément pas jouir. Il avait appris depuis longtemps à exploiter l’absurdité, plutôt qu’à rester figé devant elle.
    – Commençons, alors.
    Il caressa doucement la joue de son invité, puis l’embrassa ; l’enfant céda aisément, lui rendit son baiser, et le Général se recula presque aussitôt, car c’était sans intérêt. Il s’assit, sortit son sexe, lui apprit à le sucer, et c’était mieux, beaucoup mieux. Il lui fit avaler son sperme, le baptisant

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