Le dieu venu du Centaure

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Auteur: Dick,Philip K.

Le dieu venu du Centaure
Sourire.
    — Qu’a-t-elle
à voir avec les Combinés P.P. ?
    — Miss Fugate
est votre nouvelle assistante. Elle est arrivée hier de Chine populaire où elle
occupait pour les Combinés P.P. le poste de conseillère prévog pour tout le
secteur. Cependant, Miss Fugate, malgré son immense talent, a très peu
d’expérience, et c’est ce qui a amené M r  Bulero à vous la
confier pour une courte période dans l’espoir que par vos soins experts vous
sauriez… euh… je ne voudrais pas que mes paroles fussent mal interprétées…
    — Parfait, dit
Barney.
    Il entra dans la
chambre, trouva ses vêtements déposés – par lui sans doute – en tas sur le sol
et commença à s’habiller laborieusement. Il était toujours aussi nauséeux et le
moindre mouvement risquait de lui soulever violemment l’estomac.
    — C’est juste,
dit-il au D r Sourire en boutonnant sa chemise et en retournant dans
le living-room. Je me souviens du mémo de vendredi concernant Miss Fugate. Son
talent prévisionnel est erratique. Elle a fait une faute en sélectionnant ce
fameux panoramique de la Guerre de Sécession américaine… Imaginez un peu :
elle prévoyait un succès sans précédent en Chine populaire ! (Il se mit à
rire.)
    La porte de la
salle de bains s’entrouvrit. Il eut une brève vision de Roni toute rose,
fraîche et satinée, en train de se sécher.
    — Tu m’as
appelée, chéri ?
    — Non, non. Je
parlais à mon docteur.
    — Tout le
monde peut se tromper, dit le D r Sourire sans trop de conviction.
    — Comment se
fait-il, dit Barney, qu’elle et moi… après si peu de temps… ?
    Il fit un geste
vague en direction de la chambre à coucher.
    — Question
d’affinité, dit le D r Sourire.
    — Non,
sérieusement.
    — C’est tout
simple. Étant cognitifs tous les deux, vous avez pressenti que tôt ou tard il
devait y avoir entre vous des relations de type érotique. Aussi avez-vous
décidé d’un commun accord, après un ou deux verres : à quoi bon attendre
davantage ? Ars longa, vita brevis…
    La valise se tut
car Roni Fugate, nue, avait fait son apparition à la porte de la salle de bains
et passait à pas feutrés devant eux pour regagner la chambre à coucher. Elle
avait un corps mince et droit, un maintien absolument superbe, remarqua Barney,
et des seins menus et retroussés dont les bouts n’étaient pas plus gros que
deux petits pois roses. Deux petites perles roses, rectifia-t-il mentalement.
    — Je voulais
te le demander hier soir, dit Roni. Pourquoi est-ce que tu consultes un
psychiatre ? Et tu n’as pas voulu le lâcher une seconde, tu sais. Tu l’as
laissé en marche jusqu’à ce que… (Elle haussa un sourcil et le regarda avec
curiosité.)
    — Je l’ai tout
de même arrêté à ce moment-là, fit remarquer Barney.
    — Tu me
trouves jolie ?
    Elle se haussa sur
la pointe des pieds, le corps tendu, les bras dressés au-dessus de sa tête, et
au grand étonnement de Barney, se mit à

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