Le banni de Gor

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Auteur: John Norman

Le banni de Gor
UN MOT SUR LE MANUSCRIT
    Mon bon ami Harrison Smith, jeune avocat de son état, m'a récemment fait passer un second manuscrit, censé
    provenir du fameux Tarl Cabot. C'est à sa demande que je soumets ce second document, comme je l'avais fait pour le premier, à l'attention d'un éditeur. Cependant, et à cause des nombreuses critiques et demandes engendrées par le premier manuscrit, Le Tarnier de Gor - certaines personnes prétendant être en possession de documents confirmant l'existence de l'Antichton, d'autres revendiquant la paternité
    du manuscrit -, j'ai cette fois eu le dessus sur Smith en obtenant de lui qu'il écrive quelques lignes en guise de préface à ce deuxième témoignage, précisant clairement son rôle dans toute cette histoire et nous en disant un peu plus sur ce Tarl Cabot, que je n'ai jamais eu le privilège de rencontrer en personne.
    1
    LE TÉMOIGNAGE DE HARRISON SMITH
    J'ai rencontré Tarl Cabot pour la première fois dans une petite université du New Hampshire spécialisée dans les arts libéraux, où nous avions accepté l'un et l'autre un poste d'assistant de première année. Il était chargé de cours en Histoire anglaise. Quant à moi, ayant l'intention de travailler trois années environ afin de rassembler de quoi me payer des études de droit, j'étais professeur d'éducation physique, branche dont Cabot, à mon vif déplaisir d'ailleurs, ne fut jamais convaincu qu'elle relevait du programme d'études d'un établissement d'enseignement.
    Nous faisions beaucoup de promenades à pied, bavardions, pratiquions l'escrime et, je l'espérais, étions devenus amis. J'avais de la sympathie pour ce jeune Anglais bien élevé. Il était discret et charmant, bien qu'il parût parfois distant ou replié sur lui-même, peu désireux, pour ainsi dire, d'écarter le bouclier protecteur de ce formalisme derrière lequel l'Anglais cultivé - au fond du coeur peut-être aussi sentimental et passionné que n'importe qui - s'efforce de dissimuler ses émotions.
    Le jeune Cabot était plutôt grand, de belle taille, bien bâti, avec une démarche d'une souplesse féline qui évoquait peut-être plus les docks de Bristol, sa ville natale, que les cloîtres d'Oxford où il avait suivi ses études.
    Ses yeux étaient bleus, limpides, au regard direct et franc. Il avait le teint clair. Ses cheveux, fait peut-être regrettable, même si certains d'entre nous ne l'appréciaient que mieux pour cette raison, étaient roux, mais pas simplement roux : disons que sa chevelure emmêlée était un flamboyant défi aux convenances qui régissent la bonne tenue des professeurs. Je ne crois pas qu'il ait jamais possédé de peigne et je jurerais bien qu'il ne s'en serait pas servi s'il en avait eu un. Somme toute, Tarl Cabot nous paraissait un jeune gentleman d'Oxford paisible et courtois, cette chevelure mise à part. Mais par la suite, nous n'avons su que penser.
    À ma consternation et à celle de l'université, Cabot a disparu après la fin

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