La Terre de Tom Tiddler

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Auteur: Charles Dickens

La Terre de Tom Tiddler
relever la tête, en baissant
simplement un peu le menton (il était couché sur le dos), pour
mieux le voir.
    – Bonjour ! dit le voyageur.
    – Bonjour aussi, si cela vous fait
plaisir, répondit le chaudronnier.
    – Cela ne vous plaît donc pas ? Il
fait une journée superbe.
    – Je ne m’intéresse point au temps,
reprit le chaudronnier en bâillant.
    Le voyageur s’approcha de la place où il était
couché et, en le regardant, il lui dit :
    – Voici un curieux endroit.
    – Ah ! je le suppose ! fit le
chaudronnier. La « Terre de Tom Tiddler », comme on
l’appelle.
    – La connaissez-vous bien ?
    – Je ne l’ai jamais vue avant
aujourd’hui, dit le chaudronnier en bâillant de nouveau, et je ne
me soucie pas de jamais la revoir. Il y avait ici à l’instant un
homme qui m’a dit que c’était comme cela qu’on l’appelait. Si vous
avez besoin de voir Tom lui-même, vous devez passer par cette
porte.
    Et par un faible mouvement de menton il
indiqua une petite porte en bois, tout en ruines, sur le côté de
l’habitation.
    – Avez-vous vu Tom ?
    – Non, et je n’ai point intérêt à le
voir ?… Je puis voir n’importe où un homme sale…
    – Il n’habite point dans cette maison,
alors ? dit le voyageur en jetant de nouveau les yeux sur
l’habitation.
    – L’homme qui m’a appris sa demeure,
reprit le chaudronnier d’un air irrité, était ici à l’instant. La
terre sur laquelle vous êtes, camarade, est la terre de Tom
Tiddler. Si vous avez besoin de voir Tom lui-même, entrez par cette
porte. L’homme était sorti lui-même par cette porte et il doit donc
savoir si Tom y est.
    – Certainement, dit le voyageur.
    – Et peut-être, s’écria le chaudronnier,
si étonné de la clarté de sa propre idée qu’elle produisit sur lui
un effet électrique et lui fit relever la tête d’un pouce ou deux,
peut-être est-ce un menteur. Celui qui était ici tout à l’heure
auprès de Tom, m’a affirmé à plusieurs reprises qu’il était ici et
m’a dit : « Camarade, quand Tom ferme la maison pour
aller courir le monde, les lits sont tout faits comme si quelqu’un
devait les occuper. Si vous passiez maintenant à travers les
chambres, vous verriez les draps pourris se soulever comme des
vagues. Et soulevés par quoi ? par les rats qui y
pullulent…
    – Je voudrais avoir déjà vu cet homme,
fit le voyageur.
    – Vous auriez été heureux de le voir, si
vous aviez été à ma place, grommela le chaudronnier ; c’était
un homme bien ennuyeux.
    Non sans un certain ressentiment dans le
souvenir, le chaudronnier ferma lentement les yeux. Le voyageur,
jugeant que le chaudronnier était un homme facilement ennuyé dont
il ne pourrait tirer de plus amples renseignements, se dirigea vers
la porte.
    La porte tourna sur ses gonds rouillés et le
voyageur se trouva dans une cour où il n’y avait autre chose à voir
qu’un bâtiment adossé à l’édifice en ruine et muni d’une

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