La Lame Du Boucher

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La Lame Du Boucher
récentes attaques contre des
soldats américains en Somalie, l’actualité du cinéma et même les poètes
romantiques William Blake et Keats, détail qui semblait séduire nos deux
étudiantes.
    Michael Sullivan devait aussi une partie de
son charme à son physique, et il le savait. Grand, mince, une crinière blonde
et un sourire ravageur…
    Il ne fut donc guère surpris de voir Marianne
Riley, vingt ans, de Burkittsville, dans le Maryland, lui faire des yeux de
biche et lui toucher le bras comme le font parfois les filles un peu directes.
    Sullivan se pencha vers elle, sentit comme un
parfum de fleurs sauvages.
    — Marianne, Marianne… il y avait une
chanson qui s’appelait comme ça. Un air de calypso, je crois. Vous la
connaissez ? « Marianne, Marianne » ?
    — Oh non, je suis trop jeune.
    Elle lui décocha un clin d’œil. Elle avait des
yeux verts magnifiques, une bouche charnue et un joli petit nœud écossais dans
les cheveux. Sullivan avait immédiatement classé cette fille dans la catégorie
des allumeuses, ce qui lui convenait parfaitement. Il aimait bien jouer, lui
aussi.
    — Je vois. Mais pour MM. Keats, Blake ou
Byron, n’êtes-vous pas également trop jeune ?
    Il illumina sa repartie d’un immense sourire,
prit la main de Marianne pour y déposer un baiser, le plus délicatement du
monde, puis arracha la jeune fille à son tabouret et la fit tourner sur
elle-même au rythme des Stones qui s’époumonaient dans le juke-box.
    — Où on va, là ? demanda Marianne.
Où pensez-vous aller, monsieur ?
    — Pas très loin, mademoiselle.
    — Pas très loin ? Mais encore ?
    — Vous verrez. Ne vous inquiétez pas.
Faites-moi confiance.
    Elle rit, l’embrassa furtivement sur la joue,
et rit de plus belle.
    — Vous avez raison : comment
résister à un regard aussi mortel ?

5.
    Marianne se fit la réflexion qu’en fait, elle
n’avait pas trop envie de résister à ce beau gosse new-yorkais. De plus, ils étaient
dans un bar de M Street extrêmement fréquenté. Que pouvait-il lui arriver de
grave ? À part être obligée d’écouter les News Kids on the Block ?
    — Il y a trop de lumière, ici, lui
disait-il en l’entraînant vers le fond du bar.
    — Tu te prends pour Tom Cruise, hein ?
rétorqua-t-elle. Ton beau sourire fait toujours mouche ? Tu obtiens tout
le temps ce que tu veux ?
    Elle lui lançait des piques, mais avec le
sourire. Il décida donc de sortir le grand jeu.
    — Je ne sais pas trop, Marianne, Marianne…
Il y a des jours où ça marche…
    Sur quoi il l’embrassa dans la pénombre du
couloir. Marianne trouva ce baiser étonnamment délicieux, étonnamment
romantique. Le beau New-Yorkais n’en avait pas profité pour la peloter, ce qui
ne lui aurait pas entièrement déplu, mais c’était mieux ainsi.
    Elle poussa un grand ouah ! et fit mine de s’éventer le visage. Pour rire. Enfin, pas totalement.
    — Tu ne trouves pas qu’il fait un peu
chaud, ici ? fit

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