La barriere Santaroga

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Auteur: Herbert,Frank

La barriere Santaroga
contraints
de fermer nos succursales ? Pourquoi pas un seul Santarogan ne
veut-il commercer avec un étranger ? Voilà ce que nous voulons savoir.
Quelle est cette Barrière Santaroga qui nous empêche d’aller y faire des
affaires ? »
    Davidson n’était pas aussi doux qu’il en avait l’air.
    Dasein démarra, alluma les phares, reprit la descente.
    Toutes les données se ramenaient à une donnée unique.
    Les étrangers ne trouvaient aucune maison à vendre, ou à
louer dans cette vallée.
    L’administration locale déclarait n’avoir aucun cas de
délinquance juvénile à déclarer pour les statistiques de l’état.
    Les conscrits natifs de Santaroga revenaient toujours, une
fois libérés. En fait on ne connaissait pas de Santarogan qui eut jamais
déménagé hors de la vallée.
    Pourquoi ? La barrière fonctionnait-elle dans les deux
sens ?
    Et ces curieuses anomalies : Les rapports incluaient un
article dans une revue médicale, rédigé par l’oncle de Jenny, le Dr Lawrence
Piaget, considéré comme le meilleur médecin de la Vallée. Son titre : « Syndrome
du chêne toxique de Santaroga ». Sa teneur : les autochtones étaient
remarquablement sensibles aux allergènes dès qu’ils devaient vivre à l’extérieur
de la vallée pour des périodes assez longues. C’était la principale cause de
réforme chez les jeunes appelés natifs de Santaroga.
    Toutes les données : une donnée unique.
    Santaroga ne déclarait aucun cas de maladie ou de déficience
mentale aux services médico-psychiatriques du Ministère de la Santé (le
psychiatre à la tête du département de Dasein à l’université, le Dr Chami
Selador, considérait ce fait comme « alarmant »).
    Les ventes de cigarettes à Santaroga correspondaient
uniquement à la clientèle de passage.
    Les Santarogans manifestaient une résistance inébranlable
aux campagnes de publicité nationale (un symptôme typiquement non Américain, d’après
Meyer Davidson).
    Aucun Santarogan n’achetait jamais de fromage, de vin ou de
bière fabriqués à l’extérieur de la vallée.
    Toutes les affaires de la vallée – y compris la banque –
étaient financées sur place : ils rejetaient purement et simplement toute
offre d’investissement extérieur.
    Santaroga avait résisté avec succès à tous les projets
juteux qu’avaient pu leur présenter les politiciens du gouvernement. Leur
Sénateur était de Porterville, une bourgade à quinze kilomètres derrière
Dasein, complètement en dehors de la vallée. Parmi toutes les personnalités que
Dasein avait interviewées pour établir les bases de son étude, le Sénateur
était l’une des rares à ne pas considérer les Santarogans comme « une
bande de cinglés mystiques plus ou moins toqués ».
    « Écoutez, Dr Dasein, lui avait-il dit, toutes ces
conneries mystérieuses à propos de Santaroga se ramènent à ça : des
conneries. »
    Le Sénateur était un homme maigre, vif, à l’épaisse
chevelure

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