Fantasia chez les ploucs

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Fantasia chez les ploucs
1
     
    Ah ! ça, pour un
été, c’était un fameux été !
    Comme dit Pop (Pop, c’est
papa), les fermes, c’est fortifiant, et pour ce qui est d’en trouver une plus
fortifiante que celle à mon oncle Sagamore, on peut chercher. Il y avait un lac
où on pouvait attraper des poissons vivants, j’avais un chien, et puis il y
avait tous les chasseurs de lapins avec leurs mitraillettes, et aussi Miss
Harrington. Elle était rudement gentille et c’est elle qui m’a appris à nager.
    Miss Harrington ? Eh
bien ! c’est elle qu’avait le liseron qu’a été la cause de tout ce raffut.
Vous savez bien ! C’est passé dans tous les journaux. Un liseron tatoué,
avec des petites feuilles bleues, qui grimpait tout autour d’une de ses
poitrines, comme un sentier grimpe après la montagne, avec une rose en plein
milieu. Pop a fait un foin du diable parce que je ne lui en avais pas parlé
avant, mais zut alors ! comment j’aurais pu savoir que tout le monde n’en
avait pas ? Moi je pensais tout naturellement que les dames des bonnes
œuvres en avaient aussi, un liseron tatoué dessus, mais jamais je leur ai
demandé, vu que quand j’étais avec elles, je ne connaissais pas encore Miss
Harrington, ni son liseron.
    Mais tout ça, ça vient
après. Vaut mieux que je commence par le commencement et par vous dire pourquoi
on s’était amenés chez mon oncle Sagamore. C’était à cause que Pop n’arrêtait
pas d’être rappelé.
    Faut croire que c’était une sale année, pour ce qui
est d’être rappelé. La première fois que Pop l’a été, on se trouvait à
Gulfstream Park  ( 1 ) , durant l’hiver ; la seconde fois, à
Pimlico  ( 2 ) , mais le pire c’était Acqueduct. A peine on avait
garé la roulotte et commencé à imprimer les feuilles qu’ils sont venus le
rappeler encore un coup. Et bien entendu, les dames des bonnes œuvres m’ont
harponné tout de suite, comme elles font toujours.
    Elles sont marrantes, ces
dames des bonnes œuvres. Je ne sais pas comment ça se fait, mais elles sont
toutes pareilles. Elles vous posent toujours les mêmes questions, elles ont à
peu près toutes les mêmes grosses poitrines, et quand on veut leur expliquer
que nous on voyage, on arrête pas d’aller de grande ville en grande ville, de
Hialeah, à Belmont Park, par exemple, et que Pop est conseiller en placements
hippiques et que le bureau de recrutement n’arrête pas de lui chercher des
histoires, elles se regardent en secouant la tête et en disant :
    — Oh ! c’est
affreux. Le pauvre petit !
    Toujours est-il que ces
dames des bonnes œuvres d’Acqueduct, elles m’ont demandé où j’allais à l’école,
pourquoi maman était partie en laissant Pop tout seul et si je savais lire et
écrire et tout ce qui s’ensuit. Et quand j’ai répondu : « Et comment,
que je sais lire », elles m’ont apporté le livre en question, pour voir. Un
livre épatant, d’ailleurs ; du moins d’après ce que j’ai pu piger,

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