Désirs inavouables: roman

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Désirs inavouables: roman
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    - Je t'aimais, Henry, Dieu sait pourquoi.
    Alors, dans un éclair de lucidité, il comprit... Elle n'attendait personne d'autre que lui.
    Il tourna la tête, la regarda ; elle avait les yeux noyés de larmes, des larmes qui roulaient sur ses joues.
    - Henry, Henry ! Est-ce que tu me détestes à ce point ?
    Soudain, le charme fut rompu. Elle remontait, la haine incontrôlable de Henry, sa menace. Elle la voyait dans son regard.
    - Non, lui dit-elle. Non, mon chéri, plus jamais. Jamais plus tu ne commettras de tels actes.
    La flamme s'éteignit dans les yeux de Slater. Il regarda autour de lui, la table dressée pour deux, la porte fermée d'o˘ filtrait la musique, et du tréfonds de son cúur il gémit :
    - Mon Dieu, Faith, qu'est-ce que tu as fait ?

EPILOGUE
    Tout était calme à Rio Del Palmos, tout était serein.
    On parlait encore, bien s˚r, du sort tragique de Rachel Buchanan et de sa petite-fille, et on s'étonnait : comment de tels malheurs pouvaient-ils frapper une seule et même famille ? Et pourtant, les attentats à la bombe et les meurtres avaient cessé aussi subitement qu'ils s'étaient abattus sur la ville.
    La plupart des habitants disaient que sans le maire Slater et sa femme, Faith, ils n'auraient jamais retrouvé aussi rapidement un tel sentiment de confiance. quel exemple de courage ils étaient pour tous ! Les personnes qui avaient assisté aux obsèques de Sheila Bonner n'oublieraient jamais l'éloge funèbre éloquent et d'une grande élévation spirituelle que Mme Slater avait prononcé. Et toutes celles qui avaient fait partie de la foule lorsque M. le maire Henry Lee Slater avait dévoilé la plaque commémorative du chef de la police Burris Reeves s'étaient senties réconfortées par son discours.
    Les femmes de la ville, en particulier, étaient touchées de voir de quelles attentions le maire entourait sa femme après tant d'années de mariage. Chaque fois qu'il devait partir en voyage d'affaires, il l'emmenait avec lui. quelles que soient ses obligations, il s'arrangeait toujours pour rentrer à la maison à l'heure pour les dîners romantiques aux chandelles qu'elle lui préparait.

    De temps en temps, les soirs d'été, on les voyait tous deux assis l'un en face de l'autre sur leur véranda. Comme la brise qui agitait les branches et faisait trembler les feuilles était douce! Douce comme un soupir. Mais personne ne remarquait sur la façade de vieilles briques le jeu des ombres, qui dessinaient une immense toile d'araignée crépusculaire.
    Peut-être, en restant assez longtemps, en observant avec assez d'attention, aurait-on remarqué l'ampleur de son dessin... et compris que le piège de la toile d'araignée était là
    tous les soirs.
    Et pour toujours.
    FIN

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