Désirs inavouables: roman

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Désirs inavouables: roman
recula, saisi d'horreur.
    Jamais de sa vie Slater n'avait perdu connaissance - ni après un excès d'alcool, ni après un coup -, mais maintenant il se sentait défaillir ; ses jambes fléchirent sous son poids, tout se transforma en un vertigineux tourbillon de clarté argentée et glacée.

    Elle avait le visage dur, aride comme des os blanchis.
    - Tu l'as tuée, dit-elle d'une voix délirante de haine.
    Mais ce n'était pas elle que tu visais, n'est-ce pas? C'était moi, que Dieu te damne !
    Il recula, voulut battre en retraite, mais il était acculé au mur. La main qu'il leva devant lui pour se défendre ne put atténuer le choc des mots :
    - Tu ne savais pas que j'étais passée la prendre avant de monter chez Marna Emilia, n'est-ce pas ? Je suis allée nous acheter des empanadas. Je retournais à la voiture quand elle a explosé.
    Il se remit à sangloter.
    - Non, Henry, je veux que tu m'écoutes ! cria-t-elle en lui écartant les mains du visage. Il faut que tu entendes ce que tu as fait. Je voudrais te faire ressentir ce que c'était, Henry, de la voir mourir !
    Et il sut ce qui était arrivé à Sheila, là-haut.
    - Je l'ai laissée dans la voiture quand je suis allée au restaurant. C'est toi qui as fait cela ! C'est toi qui l'as fait !
    Tu l'as tuée !
    Chaque mot était un clou qui s'enfonçait dans sa chair.
    - Et tu voulais que ce soit moi !
    Il pleurait. Il haletait, cherchant son souffle, tandis que des larmes lui inondaient le visage.
    Faith s'approcha.
    - Allons, ne reste pas là, Henry. Lève-toi. Je vais t'aider.
    Il se leva, comme en transe, et ce fut seulement après avoir pris la main de Faith qu'il se rendit compte de ce qu'il faisait.
    Elle le soutint, l'aida à retrouver son équilibre.
    - Ne te fais pas de souci. Je m'occupe de tout. Je ne dirai rien à personne.
    Elle ouvrit la porte de la chambre, le guida dans le couloir et promit d'une voix calme :
    - Je m'occuperai de toi.
    De la musique venait d'il ne savait o˘. Faith le conduisait vers la salle à manger ; il reprenait lentement ses esprits.
    - Tu voulais de la romance, dit-elle.
    Slater reconnut une odeur de cuisine. Au fond du couloir, les murs de la salle à manger étaient baignés d'une lumière ambrée vacillante, une lumière qui se reflétait sur la porcelaine, l'argenterie, les verres de cristal.
    - Je t'en donnerai, de la romance, dit Faith.
    Il vit alors les bougies allumées. Elle avait préparé le déjeuner. Attendait-elle des invités ?
    " When you're alone... thé magie moonlight dies. At break of dawn... there is no sunrise... whenyour lover has gone. "
    Sinatra.
    Il tourna la tête vers la porte fermée de la bibliothèque, d'o˘ venait la musique. C'était inimaginable que Faith attende des invités, alors, pourquoi avait-elle sorti l'argenterie ?
    " ...Likefadedflowers. . life can't mean anything... "
    Faith se rapprocha de lui et lui mit un bras autour de la taille. Et, dans son engourdissement, dans sa détresse, il l'entendit murmurer

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