Désirs inavouables: roman

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Désirs inavouables: roman
D…SIRS INAVOUABLES
    GARY DEVON
    DESIRS
    INAVOUABLES
    ROMAN
    traduit de l'anglais
    par France-Marie Watkins
    Albin Michel
    …dition originale américaine
    BAD DESIRE
    (c) 1990 by Gary Devon
    Traduction française
    …ditions Albin Michel, S.A., 1991
    22, rue Huyghens 75014 Paris
    ISBN 2-226-05421-9
    ISSN 0290-3326
    A mon agent et amie, Freya Manston,
    qui a permis au rêve de se réaliser.
    Je tiens à exprimer ma reconnaissance à Phyllis Levy pour son merveilleux enthousiasme et son soutien au cours de la rédaction de ce roman. Et tous mes remerciements aussi à Susan Kamil, pour sa patience et sa compréhension. Mais, plus que tout, ma gratitude va à ma femme Deborah dont l'amour et la loyauté sont au-delà de toute expression.
    PREMIERE PARTIE
    1
    Il s'appelait John Howard Beecham, mais pas une ‚me au monde, en le voyant, n'aurait pu jurer de son identité, pas même sa mère, sa famille ou ses amis. Depuis quelques années, il avait fait modifier deux fois ses traits, d'abord au québec et, plus récemment, à Mexico, les deux fois en pensant qu'il avait assez d'argent pour abandonner le métier et vivre paisiblement à la retraite. Mais l'argent avait la f‚cheuse manie de lui couler entre les doigts.
    Bel homme, il avait toujours voulu paraître quelconque et, dans l'ensemble, il avait réussi ; à quarante-neuf ans, il ne ressemblait pas à celui qu'il avait été et en plus il avait rajeuni. Il savait que seule l'illusion compte. Il y avait des choses, naturellement, qu'il ne pouvait changer, par exemple ses yeux noir corbeau, hérités de sa grand-mère, une Indienne Creek de sang pur. Il pensait que les gens se rappelaient ses yeux. Il le sentait parfois, quand on le dévisageait, et il devait se répéter que tant qu'il ne serait pas pris, c'était sans importance. Mais cela l'inquiétait beaucoup. " L'oisiveté, lui répétait sa grand-mère quand elle le grondait, est la mère de tous les vices. "
    Il était venu en Californie par la route du Sud, de Biloxi, Mississippi, o˘ on avait lancé deux mandats d'arrêt contre lui pour homicide volontaire. Les mandats avaient été
    rédigés à plusieurs mois d'écart contre des hommes de nom et de signalement différents, mais Beecham savait à qui ils étaient destinés. Depuis dix ans, il avait assassiné seize personnes, hommes et femmes indifféremment.
    Il arriva à Los Angeles un lundi matin à 8 h 55, descendit du car et sortit immédiatement de la gare. Beecham avait pour tout bagage un grand sac de sport. Il portait une chemise de batiste bleue aux poignets retroussés, un solide pantalon kaki de coupe militaire et des bottes de box marron. Il avait l'air d'un ouvrier, d'un type, pensait-il, qui se fondrait dans la foule matinale.
    Sur le trottoir, il se sentit désorienté mais, sans perdre de temps, il se dirigea tout de suite vers une enseigne rouge Avis, à une centaine de mètres. De Los Angeles, Beecham mettrait une heure pour rejoindre par la route côtière la

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