Danger De Mort

Lire ebook Danger De Mort
Auteur: Ruth Rendell

Danger De Mort
ça, la claustrophobie. Cela étant, je ne sais pas trop.
    Me retrouver dans une petite pièce, enfermée dans un placard ou un ascenseur, ne me fait pas peur. Ce sont les tunnels et les souterrains que je ne supporte pas. Je m'étais disposée à monter dans cette rame de métro, ne connaissant pas d'autre moyen d'arriver à Russia Road, mais ça m'avait à
    moitié tuée. Tout en ayant conscience du quartier o˘ j'allais habiter, je me suis au moins juré de ne plus jamais retourner dans le métro, je prendrais le bus ou alors j'irais à pied, je n'emprunterais jamais de passages souterrains, même si les éviter devait me contraindre à un détour d'un kilomètre. En revanche, je ne pouvais me jurer d'aller habiter ailleurs, car c'est ici que je vis, ici que j'écris ce journal, et ici que j'essaie de me faire toute petite, dure et invulnérable, pour empêcher les murs de se rapprocher de moi, de m'écraser, de m'étouffer.
    Ce n'est pas qu'on y soit à l'étroit, mais on est au-dessous du niveau du sol...
    qUAND J'Ai …CRIT «A, j'avais dix-neuf ans.
    Je tiens un journal depuis que j'ai appris à écrire. Peutêtre parce que je suis fille unique, sans personne pour me raconter des histoires, ou alors c'est que je suis une chroniqueuse-née. Il en existe. C'est sans grand rapport avec le fait d'être écrivain, ou d'être douée pour ça, non, rien de tel. Cela tient plus au besoin d'enregistrer ce qui, estime-t-on, en vaut la peine. Depuis toujours, j'ai consigné par écrit ce qui m'était arrivé, quand c'était vraiment important ou quand je le ressentais. Je n'ai jamais consigné le tout-venant, le quotidien - jusqu'à ma rencontre avec Silver.
    ¿ partir de là, rien n'a plus jamais été banal.
    J'ai emporté mes journaux intimes avec moi, chez Max et ensuite chez Silver, là-bas dans le Suffolk, et puis chez Béryl, dans les divers collèges que j'ai fréquentés, dans notre appartement de l'East End, et finalement ici, chez nous. Bien entendu, presque toutes mes réflexions étaient rédigées à la première personne. Toutes sauf une. Et celle-là, qui rapporte l'événement le plus terrible que j'aie vécu à ce jour, j'ai l'impression de l'avoir écrite sous la forme d'une nouvelle. Pourquoi ?
    Après toutes ces années, je suis quasi incapable de me rappeler l'avoir écrite, ou la raison qui m'y a poussée. Je ne nourrissais alors aucune ambition littéraire, d'ailleurs, je n'en ai jamais eu. Mon activité
    présente, et que j'aime, est à peu près sans rapport avec le travail de l'écrivain. Je me demande si ma psychologue ne m'a pas suggéré de coucher tout ça par écrit à titre d'exercice thérapeutique, ou si ce n'est pas le psychiatre auquel on m'a adressée après mon inculpation qui, ultérieurement, m'aurait suggéré d'écrire ça comme si c'était arrivé à
    quelqu'un d'autre. Je ne sais pas, je ne me souviens pas. J'avais même oublié que j'avais conservé ce récit, et c'est de revoir Liv qui m'a

Lire des autres livres

Aussi comme ce jeune gentilhomme n'aurait pas su sans doute où le retrouver, il jugea que c'était à lui de lui épargner les ennuis de la recherche, et, vers les six heures du matin, le lieutenant Walter se présenta au château d'Auray, venant, de la part de Paul, arrêter les conditions du combat. Il... Puis...
Je ne peux espérer donner une idée exacte de ce qu’ils contenaient d’horreur et d’effroi, car ces deux sentiments venaient en grande partie d’un élément insaisissable : la nette impression de pseudo-souvenirs. Mes études, je l’ai déjà dit, me fournirent peu à peu un moyen de défense contre ces sent... Puis...
Corum 01 - Le Chevalier des Épées
Bientôt il fut dans l’incapacité de lutter contre le courant et les crampes s’emparèrent de ses membres. Il se noyait. Le sort paraissait déterminé à lui ôter la vie sans qu’il ait pu se venger de Glandyth-a-Krae. L’eau lui emplissait la bouche et il s’efforçait de la retenir pour qu’elle ne pénè... Puis...
L'âge de cristal
Sa joue saignait, écorchée par l'asphalte noir sur lequel elle avait glissé. La blessure de sa cuisse saignait encore, elle aussi. Elle n'entendit pas les voix, les pas étouffés. Sept paires d'yeux brillants la considéraient. - Ohhhhhh! - Jolie, jolie! Sept petits enfants en barboteuses roses re... Puis...
1914 - Une guerre par accident
Chacun a voulu sauver son pays et a contribué à le détruire en même temps que l’Europe tout entière. Jean Guéhenno, La mort des autres Maintenant, ils sonnent les cloches. Mais bientôt, ils se tordront les mains. Sir Robert Walpole Au matin du 5 août 1914, l’Europe sortit de sa douce et fallacieuse... Puis...