Barnabé Rudge - Tome I

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Auteur: Charles Dickens

Barnabé Rudge - Tome I
ressemblance était si frappante, que, lorsqu'ils étincelaient et chatoyaient à la flamme de l’âtre également reflétée sur les boucles luisantes de ses souliers, il paraissait tout yeux des pieds à la tête. et l'on eût dit qu'il employait chacun d'eux à contempler le chaland inconnu. Qui s'étonnerait qu'un homme devînt mal à son aise sous le feu d'une pareille batterie, sans parler des yeux appartenant à Tom Cobb le courtaud, marchand de chandelles et buraliste de la poste ; puis encore au long Philippe Parkes, le garde forestier, qui tous deux, gagnés par la contagion de l'exemple, regardaient non moins fixement l'homme au chapeau rabattu ?
    L'étranger finit par devenir mal à son aise ; peut-être était-ce de se voir exposé à cette fusillade de regards inquisiteurs : peut-être cela dépendait-il de la nature de ses méditations précédentes ; plus probablement de la dernière cause : car, lorsqu'il changea sa position et jeta à la hâte un regard autour de lui, il tressaillit de se trouver le point le mire de regards si perçants, et il lança au groupe de la cheminée un coup d'œil colère et soupçonneux, Ce coup d'œil eut pour effet de détourner immédiatement tous les yeux vers l'âtre, excepté ceux de John Willet, lequel, se voyant pris en quelque sorte sur le fait, et n'étant pas (comme nous l'avons déjà constaté) d’un naturel très vif, restait seul à contempler son hôte d’une façon singulièrement gauche et embarrassée.
    « Eh bien ? » dit l'étranger.
    Eh bien ! il n'y avait pas grand-chose dans cet Eh bien-là, ce n'était pas un long discours.
    « J'avais cru que vous demandiez quelque chose, » dit l'aubergiste après une pause de deux ou trois minutes, pour se donner le temps de la réflexion.
    L'étranger ôta son chapeau et découvrit les traits durs d’un homme de soixante ans ou environ. Ils étaient fatigués et usés par le temps. Leur expression, naturellement rude, n'était pas adoucie par un foulard noir serré autour de sa tête, et qui, tout en tenant lieu de perruque, ombrageait son front et cachait presque ses sourcils Était-ce pour distraire les regards et leur dérober une profonde balafre à présent cicatrisée en une laide couture, mais qui, lorsqu'elle était fraîche, avait dû mettre à nu la pommette de la joue ? Si c'était là son but, il n'y réussissait guère, car elle sautait aux yeux. Son teint était d’une nuance cadavéreuse, et il avait une barbe grise, déjà longue de quelque trois semaines de date. Tel était le personnage (très piètrement vêtu) qui se leva alors de son siège et vint, en se promenant à travers la salle, se rasseoir dans le coin de la cheminée, que lui céda très vite le petit sacristain, par politesse ou par crainte.
    « Un voleur de grand chemin ! chuchota Tom Cobb à Parkes, le garde forestier.
    – Croyez-vous que les voleurs de grand chemin n'ont pas un plus beau costume que celui-là ? repartit Parkes C'est,

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