Barnabé Rudge - Tome I

Lire ebook Barnabé Rudge - Tome I
Auteur: Charles Dickens

Barnabé Rudge - Tome I
laquelle reposait son front. Il avait l'air assez peu sociable.
    Un autre étranger était assis également, botté et éperonné, à quelque distance du feu. Ses pensées, à en juger par ses bras croisés, ses sourcils froncés, et le peu de souci qu'il avait de la liqueur qu'il laissait devant lui sans y goûter, s'occupaient de tout autre chose que du sujet de la conversation, ou des messieurs qui conversaient ensemble. C'était un jeune homme d'environ vingt-huit ans, d'une taille un peu au-dessus de la moyenne, et, quoique d'une figure assez mignonne, à la grâce il joignait la vigueur. Il portait ses propres cheveux noirs ; il avait un costume de cavalier, et ce vêtement, ainsi que ses grandes bottes (semblables pour la forme et le style à celles de nos Life-Guards {6} d'aujourd'hui), montrait d'incontestables traces du mauvais état des routes. Mais, tout souillé qu'il était de sa course, il était bien habillé, même avec richesse, quoique avec une simplicité de bon goût ; en un mot, il avait l'air d'un charmant gentleman .
    Sur la table, à côté de lui, gisaient négligemment une lourde cravache et un chapeau à bords plats, qui sans doute convenait mieux à l'inclémence de la température. Il y avait aussi là une paire de pistolets dans leurs fontes, avec un court manteau de cavalier. On ne voyait de sa figure que les longs cils noirs qui cachaient ses yeux baissés ; mais un air d'aisance négligente et de grâce aussi parfaite que naturelle dans les attitudes circulait sur toute sa personne, et semblait même se répandre sur ces menus accessoires, tous beaux et en bon état.
    Une seule fois M. Willet laissa ses yeux errer vers le jeune gentleman, comme pour lui demander à la muette s'il avait remarqué son silencieux voisin. Évidemment John et le jeune gentleman s'étaient souvent rencontrés à une époque antérieure. Comme son coup d'œil ne lui avait pas été rendu, et n'avait pas même été remarqué par la personne à qui il l'avait adressé, John concentra graduellement toute sa puissance visuelle dans un foyer unique, pour la braquer sur l'homme au chapeau rabattu. Il en vint même, à la longue, à une fixité de regard d'une intensité si notable, qu'elle frappa ses compères du coin du feu. Tous, d'un commun accord, ôtant leurs pipes de leurs lèvres, se mirent également à considérer l'étranger, l'œil fixe, la bouche béante.
    Le robuste aubergiste avait une paire de grands yeux stupides comme des yeux de poisson, et le petit homme qui avait hasardé la remarque au sujet de la lune (il était sacristain et sonneur de Chigwell, village situé tout près du Maypole) avait de petits yeux ronds, noirs et brillants comme des grains de rosaire. Ce petit homme portait en outre aux genouillères de sa culotte d'un noir de rouille, sur son habit du même ton, et du haut en bas de son gilet à pans rabattus, de petits boutons bizarres qui ne ressemblaient à rien qu'à ses yeux ; mais, par exemple, la

Lire des autres livres

Sourcellerie
fit-il. — Bien sûr. Toutes vos paillettes miteuses et le reste, vous vous trahissez tout seul, répondit Nijel qui se remettait péniblement debout. — Me débarrasser du chapeau ? — Admettez que se promener avec le mot MAJE écrit dessus, c’est quand même un peu voyant. » Rincevent lui sourit d’un ai... Puis...
L'Ombre du Shrander
Il voyait les choses comme ceci : sa vie, c’était de la merde, mais c’était une vie quand même. Le genre de porno qu’il aimait regarder était de l’holographie ordinaire, bon marché, sans immersion – ce que la pub présentait souvent comme du porno d’intrusion. À la base du fantasme, la chambre d’une... Puis...
Voyages
Erwin, cinquante-deux ans, fut hospitalisé parce qu’on avait repéré une tache sur une radio des poumons que son médecin traitant lui avait prescrite par routine. Sitôt à l’hôpital, on refit des radios. La tache était bien là, aucun doute, dans le lobe supérieur du poumon gauche. On expliqua à M. Erw... Puis...
Submission Moves: An MMA Romance
He twisted in his seat to look at her, a ready smile on his face. For a minute there he was worried she was going to call his bluff. This woman’s head game was way too cunning. She’d run circles around him if he wasn’t careful. “Rosie,” he acknowledged, patting the space next to him and bidding her... Puis...
Le Dernier Caton
J’abandonnai la profonde léthargie où j’avais été plongée après la terrible expérience de la roue de feu. Je me sentais détendue, à mon aise, avec une sensation incroyable de bien-être. Le premier de mes sens à se réveiller fut l’odorat. Une agréable odeur de lavande me prévint que je ne me trouvais... Puis...