Aventures de Monsieur Pickwick - Tome II

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Auteur: Charles Dickens
n'est pas solide.
    – Eh bien ! Winkle ! cria M. Pickwick, tout à fait ignorant de ce qui se passait, venez donc ; ces dames vous attendent avec impatience.
    – Oui, oui, répondit l'infortuné jeune homme, avec un sourire qui faisait mal à voir ; oui, oui, j'y vais à l'instant.
    – Voilà que ça va commencer ! dit Sam en cherchant à se dégager. Allons, monsieur, en route !
    – Attendez un moment, Sam, murmura M. Winkle, en s'attachant à son soutien avec l'affection du lierre pour l'ormeau. Je me rappelle maintenant que j'ai à la maison deux habits qui ne me servent plus ; je vous les donnerai, Sam.
    – Merci, monsieur.
    – Inutile de toucher votre chapeau, Sam, reprit vivement M. Winkle ; ne me lâchez pas !… Je voulais vous donner cinq shillings, ce matin, pour vos étrennes de Noël, mais vous les aurez cette après-midi, Sam.
    – Vous êtes bien bon, monsieur.
    – Tenez-moi d'abord un peu, Sam. Voulez-vous ? Là… c'est cela. Je m'y habituerai promptement. Pas trop vite ! pas trop vite ! Sam ! »
    M. Winkle, penché en avant, et le corps presque en deux, était soutenu par Sam, et s'avançait sur la glace d'une manière singulière, mais très-peu aérienne, lorsque M. Pickwick cria, fort innocemment, du bord opposé :
    « Sam !
    – Monsieur !
    – Venez ici, j'ai besoin de vous.
    – Lâchez-moi, monsieur ! Est-ce que vous n'entendez pas mon maître, qui m'appelle ? Lâchez-moi donc, monsieur ! »
    En parlant ainsi, Sam se dégagea par un violent effort, des mains du malheureux M. Winkle et lui communiqua en même temps une vitesse considérable. Aussi, avec une précision qu'aucune habileté n'aurait pu surpasser, l'infortuné patineur arriva-t-il rapidement au milieu de ses trois confrères, au moment même où M. Bob Sawyer accomplissait une figure d'une beauté sans pareille ; M. Winkle se heurta violemment contre lui, et tous les deux tombèrent sur la glace avec un grand fracas. M. Pickwick accourut. Quand il arriva sur la place, Bob Sawyer était déjà relevé, mais M. Winkle était trop prudent pour en faire autant, avec des patins aux pieds. Il était assis sur la glace et faisait des efforts convulsifs pour sourire, tandis que chaque trait de son visage exprimait l'angoisse la plus profonde.
    « Etes-vous blessé ? demanda anxieusement Ben Allen.
    – Pas beaucoup, répondit M. Winkle, en frottant son dos.
    – Voulez-vous que je vous saigne ? reprit Benjamin, avec un empressement généreux.
    – Non ! non ! merci, répliqua vivement le pickwickien désarçonné.
    – Qu'en pensez-vous, M. Pickwick ? dit Bob Sawyer. »
    Le philosophe était indigné ! Il fit un signe à Sam Weller, en disant d'une voix sévère :
    « Otez-lui ses patins.
    – Les ôter ? mais je ne fais que commencer, représente M. Winkle, d'un ton de remontrance.
    – Otez ses patins, répéta M. Pickwick avec fermeté. »
    On ne pouvait résister à un ordre donné de cette manière.

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