Aventures de Monsieur Pickwick - Tome II

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Auteur: Charles Dickens
Chapitre 1 Comment les pickwickiens firent et cultivèrent la connaissance d'une couple d'agréables jeunes gens, appartenant à une des professions libérales ; comment ils folâtrèrent sur la glace ; et comment se termina leur visite.
    E h bien  ! Sam, il gèle toujours ? » dit M. Pickwick à son domestique favori, comme celui-ci entrait dans sa chambre le matin du jour de Noël, pour lui apprêter l'eau chaude nécessaire.
    « L'eau du pot à eau n'est plus qu'un masque de glace, monsieur.
    – Une rude saison, Sam !
    – Beau temps pour ceux qui sont bien vêtus, monsieur, comme disait l'ours blanc en s'exerçant à patiner.
    – Je descendrai dans un quart d'heure, Sam, reprit M. Pickwick, en dénouant son bonnet de nuit.
    – Très-bien, monsieur, vous trouverez en bas une couple de carabins.
    – Une couple de quoi ? s'écria M. Pickwick en s'asseyant sur son lit.
    – Une couple de carabins, monsieur.
    – Qu'est-ce que c'est qu'un carabin ? demanda M. Pickwick, incertain si c'était un animal vivant ou quelque comestible.
    – Comment ! vous ne savez pas ce que c'est qu'un carabin, monsieur. Mais tout le monde sait que c'est un chirurgien.
    – Oh ! un chirurgien ?
    – Justement, monsieur. Quoique ça, ceux-là ne sont que des chirurgiens en herbe ; ce sont seulement des apprentis.
    – En d'autres termes, ce sont, je suppose, des étudiants en médecine ? »
    Sam Weller fit un signe affirmatif.
    « J'en suis charmé, dit M. Pickwick, en jetant énergiquement son bonnet sur son couvre-pieds. Ce sont d'aimables jeunes gens, dont le jugement est mûri par l'habitude d'observer et de réfléchir ; dont les goûts sont épurés par l'étude et par la lecture : je serai charmé de les voir.
    – Ils fument des cigares au coin du feu dans la cuisine, dit Sam.
    – Ah ! fit M. Pickwick en se frottant les mains, justement ce que j'aime : surabondance d'esprits animaux et de socialité.
    – Et il y en a un, poursuivit Sam, sans remarquer l'interruption de son maître ; il y en a un qui a ses pieds sur la table, et qui pompe ferme de l'eau-de-vie ; pendant que l'autre qui parait amateur de mollusques, a pris un baril d'huîtres entre ses genoux, il les ouvre à la vapeur, et les avale de même, et avec les coquilles il vise not' jeune popotame qui est endormi dans le coin de la cheminée.
    – Excentricités du génie, Sam. Vous pouvez vous retirer. »
    Sam se retira, en conséquence, et M. Pickwick, au bout d'un quart d'heure, descendit pour déjeuner.
    « Le voici à la fin, s'écria le vieux Wardle. Pickwick, je vous présente le frère de miss Allen, M. Benjamin Allen. Nous l'appelons Ben, et vous pouvez en faire autant, si vous voulez. Ce gentleman est son ami intime, monsieur…
    – M. Bob Sawyer, » dit M. Benjamin Allen. Et là-dessus, M. Bob Sawyer et M. Benjamin Allen éclatèrent de rire en duo.
    M. Pickwick salua Bob Sawyer, et Bob Sawyer salua M. Pickwick ; après quoi Ben et son ami intime

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